Les barrières empêchant les victimes-survivantes de sortir d'une relation abusive

Quand on parle de violence domestique à l'égard des femmes, habituellement, des interrogations telles que : 'Pourquoi reste-elle?' ou 'Pourquoi ne part-elle pas?' viennent à l'esprit. C'est facile à dire mais, en réalité, ce n'est pas si facile à faire, particulièrement pour celles vivant dans ce type de relation. Ces questionnements résultent d'une incompréhension de la dynamique de la violence domestique et sont un exemple manifeste de la tendance à blâmer la victime-survivante et non l'agresseur! Il est important de garder à l'esprit que la femme ne reste pas dans une relation abusive parce 'qu'elle le veut' ou parce 'qu'elle veut être abusée' mais à cause de barrières économiques, situationnelles, personnelles et émotionnelles qui l'empêchent de sortir de cette relation. La nature de la violence domestique piège les victimes-survivantes dans ce cycle. Certains de ces obstacles sont :

  • Le manque de moyens financiers et de logements abordables pour les femmes vivant seules
  • Des pressions familiales, religieuses, ou venant de l'environnement immédiat
  • La peur de la solitude
  • La peur de représailles violentes
  • Le déni: parfois la victime-survivante se persuade qu'elle ne vit pas dans une relation de violence et même nie l'impact de l'abus
  • La minimisation: La victime-survivante minimise l'expérience et la nature de l'abus
  • La conviction que la relation va s'améliorer
  • La fidélité à la famille
  • L'accès restreint des femmes aux ressources, à la formation et l'éducation
  • La socialisation des garçons et des filles
  • Le syndrome de «Blâmer la victime»
  • La peur de la stigmatisation sociale
  • Le faible niveau d'alphabétisation des femmes